James St-Laurent

James St-Laurent

22 Nov James St-Laurent

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The overhead lights dim as the band makes their way onto the stage, each silhouette picking up an instrument. In a frenetic, sudden burst, the stage li- ghts and music explode simultaneously as the audience roars and applauds in unison. Photographing musicians in their “natural habitat” is a delicate game of obstacles and opportunity and it is one that James St Laurent is intent on playing.

Despite the cramped space, zero control over the lighting and the inability to communicate with the subjects around him, each challenge is par for the course and to James; it’s a piece of what makes this genre of photography so alluring. After years of shows, the draw is still about capturing those eeting peak mo- ments regardless of the inevitable constraints and restrictions.

Watching a show unfold through a series of images is much more than just a two dimensional representation of bright lights and a night out. It is the determined pursuit of lightning in a bottle; it’s capturing the electric atmosphere and the synergy between the music, the artists and the crowd. The ultimate goal is to visually evoke what seen, felt and heard at each concert.

St Laurent names Henri Cartier-Bresson, the great street photographer, photo- journalist, and Magnum co-founder as a major in uence. His admiration stems from Bresson’s remarkable foresight and natural instinct when it came to all the elements of observing, composing, and shooting at exactly the right instant.

He also credits Bresson with arming him with the constant reminder of two cru- cial skills that a concert photographer needs to perfectly capture the moment: knowing and intuiting.

According to James, knowing requires conscious attention. It’s deliberate and intentional. Intuition, on the other hand is immediate. It transcends conscious reasoning. While conscious awareness transpires alongside unconscious pro- cessing, it’s the photographer’s job to blend the two seamlessly. Both are es- sential: to release the shutter at the right place and time to capture that decisive moment.

When looking at his photographs, James wants people to hear the music, feel the crowd and bask under the stage lights, even if it’s just for a eeting moment in their mind’s eye. At every concert and with every artist, his goal is to sense and encapsulate that one remarkable instance; piecing together a visual vignette of that relays the emotive essence of an entire show in just a fraction of a second.

Art Monaco Magazine

 

James St-Laurent

 

La lumière de scène s’estompe et les musiciens avancent. Il n’est pas clair qui est qui, seulement des silhouettes sont visibles alors qu’ils s’approchent de leurs instruments respectifs. C’est alors que dans le calme le plus complet, que tout se passe en même temps. La musique commence, les lumières s’allument et la foule s’exclame de joie à la vue et l’ouïe des artistes sur la scène.

En temps normal il y a des moyens de communication avec le sujet, que ce soit verbal ou physique. James St-Laurent accepte le dé d’un concert rempli de bruit de la foule, des lumières qui remplissent l’espace et le manque de place entre chaque personne. Apres toutes ces années d’aller a des spectacles et concerts, il reste di cile de saisir ces moments importants sur scène, malgré les contraintes évidentes et inévitables.

Quand un concert se déroule sous la forme d’images capturées au court d’un événement, il s’agit-là de bien plus qu’une représentation de lumières aveu- glantes ou d’une sortie entre amis. Tenter de capturer ces moments qui ne se reproduiront jamais, c’est tenter de saisir l’électricité qui circule entre la musique, les artistes et la foule. En n de compte, il s’agit-là d’essayer de mettre sur photo le ressentiment qui est vu et entendu à chaque concert.

Henri Cartier-Bresson, le grand photographe urbain, journaliste-photo co-fonda- teur de Magnum, est cite par James St-Laurent comme un des artistes qui l’a le plus in uence. Son admiration de Cartier-Bresson vient de la capacité qu’il avait à anticiper, grâce à son instinct naturel d’observation des éléments autour de lui, quel était le meilleur moment pour appuyer sur le déclencheur.

Cartier-Bresson, est selon St-Laurent responsable de sa connaissance de deux éléments cruciaux qu’un photographe de concert doit acquiert pour parfaitement capturer un moment : savoir et intuition.

Selon James, le savoir nécessite d’être constamment en éveil et alerte. C’est là une attitude volontaire et intentionnelle. L’intuition par contre, est immédiate. Elle surpasse le raisonnement habituel. Tandis que l’attention naturelle se parallèle avec le raisonnement inconscient, c’est au photographe de trouver le meilleur moyen de combiner les deux. Les deux éléments sont essentiels pour déterminer quel est le meilleur moment pour pouvoir photographier ce moment précieux.

James souhaite que son audience soit capable d’entendre la musique à travers ses photos, ressentir l’excitation de la foule, la chaleur des lumières de l’estrade, même si c’est juste pour un moment, se visualiser devant la scène.

A chaque concert et avec chaque artiste, son objectif est de faire ressentir et d’immortaliser ce remarquable instant qui réunis pour une fraction de seconde, toutes les di érentes émotions qui sont présentes durant le spectacle.

 

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