Kamel El Amri

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22 Nov Kamel El Amri

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Calligraphy was to me what constitutes the history of cinema and theatre in Tunis during the seventies: a long and winding road, transporting me from the most absolute discovery into complete deepening. When I stopped dedicating myself to these thoughts, I went back to my ancient passions, writing and arabesque; I progressively devoted myself to calligraphy, which was according to me, the only and the most perfect detonator of my poetic and pictorial passions. This was my wish. We can even say, that calligraphy had been the ark where I went during my journey, regardless of which of my esthetic passions were involved. After a promising start and an increasing success, I began with exhibit regularly in trade fairs and Parisian galleries.

I, for certain, consider calligraphy to be the major arts of arabo-Muslim civilization; to me, it lies in that calligraphy transmits kinds of multitude of messages and connotations, which are not only linked to features and arabesque, but decisively, are linked to the spiritual dimensions. These spiritual dimensions are typically hers, and that makes calligraphy the absolute dean of Muslim art. Ara- besque art can fundamentally recreate all artistic creation, whether it is pictorial or architectural. Doing calligraphy becomes the major gesture in order to draw the ideal progression, which will lead to a measured and depended creativity, giving an opening on all the world of aesthetic and creativeness.

As a clarion call, I send you this modest message from the bottom of an isolated marsh, in the silent of midday, underneath the radiant sun of September: If sometimes, you want to warm my soul and heart, send me feathers and calames.”

Art Monaco Magazine

 

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La calligraphie fut pour moi ce que fut le parcours du cinéma et du théâtre à Tunis dans les années 70. Un trajet long et sinueux, me transportant de la pure découverte à l’approfondissement total. Quand j’ai cessé de me consacrer à ces derniers, j’ai renoué avec mes anciennes passions, l’écriture et l’arabesque; je me suis progressivement adonné à la calligraphie, qui fut selon moi et bien volontairement, le seul et le plus parfait détonateur de mes passions poétiques et picturales. On peut même dire, que la calligraphie a été l’arche qui m’a permis d’embarqué dans mon périple avec toutes mes passions esthétiques confon- dues. Après des débuts déjà prometteurs et une reconnaissance de plus en plus conformée, j’ai commencé à exposer régulièrement dans les salons et les galeries parisiennes.

Pour ma part, je considère la calligraphie comme l’art majeur de la civilisation arabo-musulmane, en ce qu’elle transmet comme une multitude de messages et de connotations non seulement liée aux traits et à l’arabesque, mais de manière déterminante, les dimensions spirituelles qui sont typiquement la sienne, et qui font d’elle la maitresse absolue de l’art arabo-musulman. L’art de l’arabesque peut fondamentalement recréer toute la création artistique, qu’elle soit picturale ou architecturale. Calligraphier devient le geste majeur pour tracer le cheminement idéal vers une créativité mesurée et approfondie, donnant une ouverture sur toutes les possibilités de l’esthétique et de l’inventivité.

En guise d’appel, je vous envoie ce modeste message du fond d’un marais isolé dans le silence de midi, sous un soleil radieux d’un mois de septembre : Si d’aventure, vous voulez me réchau er l’âme, o rez-moi des plumes et des calames.”

 

Art Monaco Magazine
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